5 règles pour adapter la rédaction web sur mobile et tablette en 2021

En 2020 en France, 58% des recherches organiques se font sur des appareils mobiles. Google prend toute la mesure de cette nouvelle donne. Désormais, pour qu’un site internet soit bien référencé, il ne faut donc plus seulement qu’il soit “mobile-friendly”. L’objectif, dorénavant, consiste plutôt à développer des sites web “Mobile First”, c’est-à-dire pensés pour l’affichage smartphone en priorité. Cette logique impacte vivement les habitudes de rédaction web SEO, qui doivent s’adapter à de nouveaux modes de lecture. Faire des paragraphes de 400 mots max, investir les listes à puces, peaufiner ses balises MÉTA et penser cohérence sémantique : voici la liste des 5 règles de rédaction web sur mobile à adopter…

Que faut-il savoir sur la logique “Mobile First” de Google ?

Google l’a annoncé récemment, ses algorithmes d’indexation des sites internet vont bientôt passer d’une logique desktop à une logique “Mobile First”. Cela signifie, concrètement, que les robots de Google vont progressivement s’intéresser davantage à la version mobile de votre site internet qu’à sa version sur ordinateur. À l’arrivée, l’algorithme Google ne devrait plus avoir qu’un seul “index” : le Mobile First.

Les impacts de cette évolution sont nombreux. Le premier, et non des moindres, implique que les sites web pensés prioritairement pour les petits écrans vont être de mieux en mieux référencés dans la SERP (Search Engine Result Page, ou page de résultats des moteurs de recherche).

Attention, on parle bien ici de sites web conçus d’abord et avant tout pour les mobiles et tablettes. Les sites internet “mobile-friendly” et “responsive” ne suffisent plus. Il ne s’agit plus d’adapter la version desktop à un affichage mobile, mais bien de fusionner la version mobile et la version ordinateur pour qu’elles s’adaptent toutes deux à un seul et même critère d’indexation.

Cette nouvelle logique de classement influence le design et l’organisation graphique des sites web. Elle pèse cependant aussi sur les stratégies qui régissent la rédaction SEO. Pour apprivoiser l’algorithme Google et continuer à encourager un bon référencement naturel, la rédaction SEO doit donc adopter de nouvelles règles, propres à la rédaction web sur mobile.

Pour adapter sa rédaction web aux formats mobile et tablette, il faut s’intéresser aux logiques qui régissent les recherches en ligne et la lecture via ces supports. Il en ressort plusieurs grandes caractéristiques, auxquelles correspondent 5 grandes règles de rédaction web, à ajouter à la grande check-list de la rédaction web.

1/ Tout miser sur les titres et les listes à puces

Faites le test ! Sur un écran mobile, le texte qui s’affiche comprend rarement plus de 1300 caractères, à moins que son auteur ait opté pour une taille de police peu lisible. Sur ces 1300 caractères, les yeux du lecteur ne sélectionnent que quelques mots.

La lecture sur mobile s’organise effectivement en “Z”, comme la plupart des lectures au format portrait. Les titres sont donc particulièrement importants, doublés des premières phrases de chaque paragraphe. Le reste du texte ne bénéficie lui que d’une lecture en diagonale. L’internaute survole votre texte, repère les mots clés qui l’intéressent et ne lit que si sa curiosité est titillée. D’où l’intérêt du graissage.

À cette logique s’ajoute une construction dite “axiale” de la plupart des contenus sur mobile, c’est-à-dire verticale. Spontanément, l’utilisateur sur mobile et tablette a donc le réflexe de balayer votre article web de haut en bas. D’où l’intérêt de recourir régulièrement aux listes à puce, qui retiennent mieux son regard. Soit, pour résumer :

  • Adopter des titres costauds, et donner des réponses dans les sous-titres ;
  • Graisser les informations importantes, qui encouragent la lecture de détail ;
  • Lister les points cruciaux.

2/ Aller droit au but

La lecture sur mobile reste assez fatigante, le lecteur prolonge donc rarement l’expérience. Pour que votre article réponde à ses besoins, il faut donc qu’il apporte des réponses rapidement. Le rédacteur web qui écrit pour smartphone et tablette doit par conséquent oublier sa peur du taux de rebond, et abandonner les longs textes bourrés de suspens. Le lecteur mobile vient chercher des informations, qu’il faut lui donner tout de suite : 

  • Privilégier les phrases courtes à la construction grammaticale simple ;
  • Rédiger des paragraphes de 450 caractères maximum ;
  • Fournir des éléments de réponse dès l’intro pour stimuler l’intérêt.

Note importante : comme souvent, les rédacteurs web se retrouvent confrontés, avec la nouvelle indexation Google Mobile First, à des logiques de rédaction web sur mobile qui vont à l’encontre des habitudes d’écriture à la française, souvent portées sur un certain lyrisme…

 Gardons cependant en tête que Google privilégie surtout les sites internet pensés pour le lecteur. Si votre succès de rédacteur.rice dépend de votre plume, il serait dommage d’en priver votre public ! Adoptez les règles de rédaction Mobile First qui s’associent facilement à la réussite de style éditorial. Les listes à puces sont, dans ce contexte, très utiles.

3/ Choisir une police lisible et s’y tenir

Si c’est vous qui choisissez la police dans laquelle apparaît votre article, privilégiez une typographie qui se lit sans effort. On a tendance à penser que les polices sans empattement, type Arial et Verdana, sont les plus faciles à lire. C’est en réalité de moins en moins le cas, tant la qualité d’affichage sur nos petits écrans s’améliore.

Vous pouvez donc aussi miser sur des polices avec empattement, telles que Times New Roman ou Garamond. Quand votre choix est fait, n’en changez plus, sous peine de décourager la lecture.

Dans tous les cas, il faut que la taille minimale des caractères soit égale ou supérieure à 16 pixels. Pensez aussi à laisser un interligne suffisant. Pour lire sur mobile ou tablette, l’internaute utilise effectivement ses doigts sur l’écran. Laissez-leur un peu d’espace. Même logique pour des boutons de call-to-actions performants : faites-les assez larges pour qu’ils soient facilement cliquables.

Votre police pour mobile doit donc : 

  • Etre lisible, avec ou sans empattement ;
  • Afficher des caractères de 16 pixels minimum ;
  • Toujours rester la même ;
  • Aérer le texte.

4 / Peaufiner ses balises MÉTA

Sur les petits écrans de nos téléphones et tablettes, les barres de recherche sont plus réduites que sur les ordinateurs. C’est aussi, disons-le, plus compliqué de taper sans faute de frappe. Pour réduire ces difficultés de manipulation lors des recherches textuelles, l’utilisateur privilégie donc des requêtes courtes et des mots clés bien plus génériques que ce que n’implique son besoin de départ.

Cette démarche amène, comme vous vous en doutez, des résultats de recherche très larges. L’algorithme Google lui présente d’abord les sites internet les mieux référencés pour sa requête, l’internaute fait ensuite le tri. D’où l’importance de réfléchir de façon précise à votre méta-titre et à votre méta-description. Ils doivent apporter le plus de réponses possible à votre utilisateur potentiel, et guider son clic.

5 / Penser cohérence sémantique

L’autre grande tendance de la recherche internet sur smartphones et tablettes consiste à procéder par commande vocale. Un petit “Ok Google”, et votre internaute vous pond une requête très précise, souvent sous forme de question. Pour espérer lui apporter une réponse, et donc favoriser votre référencement naturel, il faut donc investir les mots clés longs dans votre article.

De plus en plus, le mot clé principal doit donc se faire oublier, pour privilégier les mots clés secondaires de longue traîne. S’il reste, bien sûr, indispensable que le mot clé principal apparaisse aux endroits clés de votre article – titre, intro, un sous-titre -, c’est bien les mots clés secondaires et la longue traîne qui lui donnent la cohérence sémantique nécessaire à un bon référencement.

Pour en savoir plus, découvrez cet article sur les astuces pour optimiser son référencement pour la longue traîne.


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