Comment se lancer en Indépendant ? Tout savoir sur les étape…

Le statut de freelance s’est beaucoup développé au cours des dernières années, en effet ce statut permet de s’émanciper de toute forme de hiérarchie au travail et de  lancer son activité à son compte. En devenant freelance on devient entrepreneur, patience et détermination sont les maîtres mots pour réaliser au mieux son projet. Nous vous donnons dans cet article toutes les clés pour comprendre le statut de freelance et comment réussir son projet de création d’entreprise.

Qu’est-ce-qu’un freelance ou travailleur indépendant ?

Le freelance est en réalité un travailleur indépendant c’est-à-dire qu’il travaille à son compte et n’est soumis à aucun lien de subordination envers divers employeurs. Le freelance exerce donc son activité librement en fournissant des prestations de services pour ses clients ou des prestations commerciales dans le cadre d’un contrat de vente.

Être freelance n’est pour autant pas un statut juridique en soi, le travailleur indépendant peut choisir entre plusieurs statuts juridiques : entreprise individuelle et le régime de la microentreprise, EURL, SARL, SASU. Le choix du statut juridique influe la gestion de l’entreprise, la quantité des démarches administratives, la responsabilité de l’entrepreneur  au sein de son entreprise, le montant de l’apport en capital. Il est donc important de choisir un statut juridique adapté à son projet et ses objectifs.

Être freelance nécessite une bonne organisation et beaucoup de rigueur, la rémunération du travailleur indépendant peut varier chaque mois en fonction des différentes missions et prestations. Le statut de travailleur indépendant est adapté à beaucoup de secteurs tels que : le numérique, le webmarketing, les métiers de la formation…

De plus, il est tout à fait possible de cumuler son emploi en tant que salarié  et de se lancer en tant que freelance. Conserver votre statut peut être judicieux en début d’activité de freelance, pour maintenir une stabilité financière le temps de trouver vos marques et de lancer votre activité. Vous devrez néanmoins vous assurer que certaines clauses ne figurent pas dans votre contrat telles que : la clause d’exclusivité, la clause de non-concurrence si vous vous lancez dans une activité similaire à celle de votre employeur.

Les étapes de création d’entreprise pour devenir freelance :

Pour lancer votre activité plus sereinement prenez votre temps pour monter votre projet et respecter certaines étapes clés :

Concrétiser son idée en un réel projet de création d’entreprise :

Pour créer son entreprise il faut avant tout avoir une idée de projet de création. Si vous avez déjà une idée bien définie prenez du temps pour étudier votre idée, sa faisabilité, son caractère innovant, la concurrence, la valeur ajoutée de votre idée et quelle solution apporte-t-elle ? Restez pragmatique et réfléchissez bien à comment vous pourriez mettre en place votre projet.

Si vous n’avez pas encore d’idée précise mais que vous désirez monter votre société, renseignez-vous sur les grandes tendances, les nouveaux projets de création, les problèmes du quotidien… Votre idée peut être un concept complètement nouveau ou déjà existant, vous l’adapterez à vos ambitions et vos objectifs.

Une fois votre idée de projet trouvé, posez-vous les bonnes questions : quelle est la valeur ajoutée de mon projet ? Quelle est son utilité et comment va-t-il changer le quotidien de mes futurs  clients.

Analyser son environnement et réaliser une étude de marché :

La réalisation d’une étude de marché est une étape primordiale dans la création de votre entreprise. Confronter votre projet aux réalités du marché vous permettra d’avoir une vision claire et définie des attentes de vos futurs clients. Une étude de marché vous permettra alors de définir votre coeur de cible, votre cible principale et votre cible secondaire, vos concurrents directs et indirects. Connaître son marché, ses points forts, ses faiblesses est la clé pour réussir son projet de création d’entreprise.

Vous devrez alors vous poser certaines questions concernant : le prix de votre produit ou service, les canaux de distribution à employer, la concurrence, la communication…

  • Combien les potentiels clients sont prêts à payer pour mes prestations ?
  • Quels canaux de distribution choisir pour mon produit ou service ?
  • Comment se différencier de la concurrence ?
  • Quelle est ma valeur ajoutée ?
  • Quel message je désire faire passer  ?

L’étude de marché est donc très importante à réaliser pour appréhender les potentiels obstacles dans votre projet.

Structurez et définissez votre projet à l’aide d’un business plan :

La réalisation d’un business plan est fondamentale dans la création d’entreprise, ce n’est pas un document obligatoire mais il est néanmoins très vivement conseillé.

Le business plan vous permet de structurer votre projet et de présenter votre projet détaillé à des potentiels investisseurs  (banques, business angels, les fonds d’investissements,etc) qui pourrait financer votre projet.

Un business plan comprend plusieurs parties bien distinctes :

  • L’executive summary ;
  • La liste des équipes et des intervenants du projet ;
  • Une analyse du marché ;
  • L’offre que propose votre entreprise ;
  • La stratégie commerciale adoptée par votre entreprise ;
  • L’aspect financier de votre projet : le prévisionnel financier ;
  • La partie juridique de votre entreprise : présentation de la structure juridique choisie.

L’aspect financier de votre projet est l’un des points les plus importants de votre business plan, en effet c’est sur ce point que les investisseurs passeront le plus de temps et seront le plus pointilleux.

Choisir le statut juridique adapté à votre projet de création :

Être freelance n’est pas un statut juridique en soi, les travailleurs indépendants ont donc le choix entre plusieurs statuts juridiques pour concrétiser leur projet.

Microentreprise :

La microentreprise est un statut particulier de l’entreprise individuelle qui permet aux entrepreneurs de monter leur projet avec très peu de contraintes administratives. La microentreprise est un statut très  populaire chez les entrepreneurs, en effet les microentreprises bénéficient du régime du microentrepreneur qui est un régime fiscal et social très simplifié. Pour bénéficier du régime du microentrepreneur votre chiffre d’affaires ne devra pas dépasser :

  • 176 200 € pour toutes les ventes de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées ainsi que des prestations d’hébergements.
  • 72 500 € pour toutes les prestations de services des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux.

La SAS / SASU :

La société par action simplifiée est une société où les formalités de création d’entreprise sont plus ou moins complexes, la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports. Vous serez soumis par défaut à l’impôt sur les sociétés et vous serez affilié au régime général de la sécurité sociale.

La SAS peut aussi être composé d’un seul associé c’est la : SASU (société par action simplifié unipersonnelle). L’unique  associé préside l’entreprise et sa responsabilité sera limitée au montant de ses apports.

EURL/SARL :

L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée est une société composée d’un seul associé on l’appelle aussi SARL unipersonnelle. L’EURL permet de créer son entreprise seule, la responsabilité du dirigeant est limitée aux montants de ses apports en capital. L’EURL est soumis par  défaut à l’impôt sur le revenu mais vous pouvez sur demande être soumis à l’impôt sur les sociétés sans limite de temps.

La Société à responsabilité limitée quant à elle est une société composée de 2 à 100 personnes. Le montant du capital est déterminé librement par les associés dont la responsabilité est limitée aux montants de leurs apports.

Entreprise individuelle / Entreprise individuelle à responsabilité limitée :

L’entreprise individuelle est une forme relativement simplifiée d’entreprise. Opté pour ce statut implique une responsabilité totale du dirigeant, le patrimoine personnel et celui de l’entreprise ne font qu’un, à l’exception de la résidence principale. Les EI sont par imposés par l’impôt sur le revenu.

L’EIRL s’apparente à l’EI à la différence que le patrimoine personnel se différencie du patrimoine de l’entreprise, uniquement les biens affectés à votre vie professionnelle peuvent être saisis par des créanciers.

Financer votre projet entrepreneurial :

Financer son projet est l’une des étapes les plus importantes pour monter son entreprise. Une fois tout projet vous devez réunir tous les capitaux nécessaires pour concrétiser la création de votre entreprise. Vous pouvez faire appel à plusieurs sources de financement :

  • L’apport de vos fonds personnels (chefs d’entreprise ou des associés) ;
  • L’apport des fonds d’investissements, des sites  de crowdfunding ;
  • L’apport des banques via les différents prêts bancaires : le prêt à a création par exemple.

Vous pouvez également vous renseigner sur les différentes aides à la création d’ entreprise, il en existe de nombreuses qui vous permettront de réunir les fonds suffisants pour réaliser votre projet par exemple :

L’ACRE : Aide à la création ou reprise d’entreprise

L’ACRE est une aide à la  création d’entreprise qui concerne les demandeurs d’emplois d’entre 18 et 26 ans. Elle permet de bénéficier d’une exonération partielle des différentes charges sociales ainsi que d’un accompagnement dans les deux premières années de la création de votre entreprise. Pour bénéficier de cette aide vous devrez faire une demande auprès du CFE.

Le prêt NACRE :

Ce dispositif pour les créateurs ou repreneurs d’entreprises. Il se constitue en trois phases : l’aide à la création et au montage, le financement du projet avec le prêt à taux zéro et l’accompagnement des trois premières années de l’entreprise.

Les démarches administratives pour finaliser votre projet de création :

Les démarches administratives pour finaliser la création de votre projet varient en fonction du statut juridiques choisies. En effet, les démarches administratives seront plus légères pour les microentreprises que pour les EURL, les SASU…

Néanmoins toutes les entreprises doivent s’adresser au Centre des Formalités des Entreprises (CFE) qui transmettra leurs dossiers aux organismes correspondants.

Vous pourrez alors déclarer votre activité et obtenir l’immatriculation de votre entreprise qui vous permettra d’obtenir un numéro unique d’identification et un code d’activité pour votre entreprise.

Déléguer gratuitement toutes les démarches administratives de votre création d’entreprise : oui, c’est possible !

Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir un écosystème autour de l’entrepreneuriat qui s’enrichit de jour en jour. De nouveaux acteurs arrivent sur le marché et ont pour objectif de simplifier l’accès à l’entrepreneuriat. Concernant l’aspect administratif on pense évidemment aux LegalTechs mais d’autres professionnels de l’entrepreneuriat font leur apparition avec des offres d’accompagnement intéressantes : les experts-comptables en ligne. Surprenant, oui ! Mais renseignez-vous, certains proposent de s’occuper de toutes vos formalités de création jusqu’à réception du KBis et de vous conseiller gratuitement. Plus d’excuses, rejoignez l’aventure, lancez-vous en Indépendant !




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