[Etude] Les challenges du freelance en marketing digital

J’ai contactĂ© 538 consultants freelances en marketing digital ces derniĂšres semaines. Mon objectif : Ă©couter et comprendre leurs principaux challenges. Je vous livre ici les rĂ©sultats, mon analyse et aussi quelques conseils


Disclaimer : je me sers de cet article pour promouvoir notre formation laccelerateur.io dédiée aux freelances spécialistes en Google Ads, qui sera lancée pour la seconde fois le 7 septembre.

Mais je souhaite avant tout vous apporter un maximum de valeur. N’y voyez pas là un article à but uniquement commercial, ce n’est pas mon genre 😉

MĂ©thodologie

Sur les 538 indĂ©pendants contactĂ©s sur Linkedin, j’ai reçu 97 rĂ©ponses (merci Ă  elles).

Je les ai abordés trÚs directement, avec la question suivante : 

Quels sont vos principaux challenges en tant qu’indĂ©pendant en marketing digital ?

Nous sommes tous trĂšs sollicitĂ©s sur Linkedin (par des personnes qui veulent pour la plupart nous vendre quelque chose dans la foulĂ©e). C’est pourquoi je ne suis pas trop surpris par le taux de rĂ©ponse qui me paraĂźt juste assez reprĂ©sentatif.

J’ai rĂ©coltĂ© les rĂ©ponses, les ai catĂ©gorisĂ©es par thĂ©matiques et dressĂ© des statistiques selon le nombre d’occurrences.

RĂ©sultats de l’étude

Avant d’analyser, voici les rĂ©sultats :

Sur cette base, je vous invite à les analyser ensemble, pour comprendre les vraies raisons derriÚre les challenges des freelancers et apporter pour vous quelques pistes pour y répondre.

Défi n°1 des indépendants : trouver des clients

Sans rĂ©elle surprise, j’ai envie de dire.

Pour un tiers des freelances en marketing digital, trouver des clients est la plus grosse galĂšre.

C’est aussi ce que j’ai pu constater avec nos Ă©lĂšves (tous freelances en marketing digital).

Analysons la situation. 

Pour comprendre les causes de ce problĂšme, il faut comprendre ce qui pousse les gens Ă  devenir freelances.

Les motivations pour devenir freelance

De mon expérience, voici les 3 principales motivations à se lancer en freelance :

  • Avoir perdu son emploi : une pĂ©riode de chĂŽmage est propice Ă  s’essayer au freelancing, avec un filet de sĂ©curité ;
  • Un manque de reconnaissance : ils n’estiment pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s (et rĂ©munĂ©rĂ©s) Ă  leur juste valeur par leur employeur ;
  • Un ras-le-bol du mĂ©tro-boulot-dodo, ils aspirent Ă  prendre en main leur destin professionnel, Ă  devenir les propres architectes de leur vie professionnelle !

Devenir freelance, ce n’est pas ce qu’on croit !

La plupart se lancent comme indépendants en étant plus ou moins confiants à propos de leurs compétences.

Leurs compĂ©tences “technique”. 

Leurs compĂ©tences “mĂ©tier”.

Mais est-ce que devenir freelance, c’est ĂȘtre juste un salariĂ© en mode indĂ©pendant ?

Certainement pas


A mon sens, l’indĂ©pendant pratique son coeur de mĂ©tier seulement 50% du temps.

L’autre moitiĂ© du temps, il doit le partager entre de nombreuses tĂąches  : 

  • Rechercher des clients ;
  • Faire des rendez-vous prospectifs ;
  • Participer Ă  des rendez-vous avec ses clients ;
  • Rtablir des rapports d’activitĂ© ;
  • Faire des factures ;
  • Pointer les paiements ;
  • Relancer les clients qui ne paient pas ;
  • Apporter du support Ă  ses clients ;
  • Faire de la pĂ©dagogie auprĂšs des clients (qui ne comprennent pas grand-chose Ă  notre mĂ©tier pour certains) ;
  • CrĂ©er du contenu ;
  • Etc.

Des tĂąches qui ne font pas toujours rĂȘver.

Pourtant, l’un ne va pas sans l’autre.

Si vous souhaitez pratiquer votre métier à 100% de votre temps de travail, alors il vaut mieux rester salarié.

(Sauf qu’en Ă©tant promu manager, vous risquez de ne plus le pratiquer du tout).

Si aprĂšs quelques mois votre activitĂ© est suffisamment lucrative, il sera alors possible d’externaliser (ou de dĂ©lĂ©guer) une partie des tĂąches, notamment administratives.

Mais au dĂ©marrage, il est probable que vous deviez vous en acquitter vous-mĂȘme.

Et votre premiĂšre mission (avant mĂȘme de commencer Ă  faire votre mĂ©tier) sera de faire rentrer des nouveaux clients.

Cela nĂ©cessite des compĂ©tences spĂ©cifiques, que vous n’avez peut-ĂȘtre pas.

Car un bon marketeur n’est pas forcĂ©ment un bon commercial !

Et puis un bon commercial aura du mal à convaincre des clients potentiels s’il ne dispose pas d’une bonne offre.

Avoir dĂ©jĂ  des rĂ©fĂ©rences, c’est Ă©videmment un plus.

(Mais comment avoir des rĂ©fĂ©rences alors qu’on dĂ©marre ? C’est un peu le problĂšme du serpent qui se mord la queue
).

Définir son client idéal

Comme expliquĂ© plus haut et comme nous l’enseignons dans laccelerateur.io,, trouver des clients nĂ©cessite une approche globale.

Tout commence par connaßtre le type de client que vous souhaitez acquérir, son profil type, dans quelle industrie il se situe. 

Plusieurs mĂ©thodes existent pour savoir exactement le type d’entreprise que vous devriez cibler en prioritĂ©.

Si vous avez déjà quelques clients, une analyse spécifique des données historiques en est la clé.

Si vous n’en avez pas encore, alors vous devrez effectuer un filtrage initial de maniĂšre plus arbitraire, mais pas moins mĂ©thodique. 

Avec le temps, il faudra encore vĂ©rifier votre hypothĂšse initiale, car rien n’est gravĂ© dans le marbre et votre “client idĂ©al” peut aussi Ă©voluer. Comme votre marchĂ©.

Adopter un positionnement différenciateur

Une fois que l’on connaĂźt son client idĂ©al, on peut dire que le positionnement “coule de source”.

J’aime bien parler d’une stratĂ©gie de domination oĂč l’on vient se positionner sur un segment de clientĂšle trĂšs spĂ©cifique (son client idĂ©al, voire un sous-segment). 

Et l’on va chercher à dominer cette niche.

Puis, on progressivement étend le ciblage, on ouvre les vannes. 

PlutÎt que de commencer à cibler large, pour tout le monde (et donc pour personne), soyez au contraire ultra spécifique !

Plusieurs variables permettent de se spécialiser (zone géographique, industrie, méthode de rémunération et plus encore).

Cette technique peut sembler contre-intuitive, mais elle est en fait surpuissante et on l’a Ă©prouvĂ©e Ă  de nombreuses reprises. 

Rédiger une offre irrésistible

Savoir se vendre, ce n’est pas seulement dire qui l’on est et ce que l’on fait.

Il faut aussi savoir rédiger son offre. 

Une offre Ă©numĂšre prĂ©cisĂ©ment les caractĂ©ristiques de votre prestation, les bĂ©nĂ©fices de travailler avec vous, votre pĂ©rimĂštre d’intervention, vos conditions.

Elle peut spécifier un bonus selon les résultats, mentionner les garanties, etc.  

Mais la clĂ© pour voir affluer les prospects, c’est de rĂ©diger une page de vente qui soit Ă  la fois trĂšs claire et commercialement extrĂȘmement efficace. 

Celle-ci doit communiquer votre positionnement dans les 5 premiĂšres secondes.

Elle doit en rĂ©sumer votre offre de maniĂšre irrĂ©sistible et inciter Ă  l’action immĂ©diate.

Attention, c’est un exercice beaucoup plus dĂ©licat qu’il n’y paraĂźt !

Dans le cadre de laccelerateur.io par exemple, la plupart des élÚves ont refait leur page en suivant les enseignements précis que nous leur avons transmis et nos conseils.

MalgrĂ© ça, aucune page n’était suffisamment aboutie.

Nous avons analysĂ© en live chacune de ces pages, ce qui leur a permis d’obtenir une 2Ăšme version qui, cette fois, fut vraiment efficace (avec des mesures analytiques pour le prouver).

Chasser les clients

Lorsque les fondamentaux ont Ă©tĂ© correctement mis  en place, alors il faut se mettre en mode de dĂ©marchage, “partir Ă  chasse” !

Pour ce moment précis, il existe aussi des méthodes. 

Dans un premier temps, nous recommandons de trouver des partenaires qui ciblent les mĂȘmes clients que vous, mais avec lesquels vous n’ĂȘtes pas en concurrence frontale.

Cela se traduit la plupart du temps par des partenariats avec des agences (d’abord avec celles qui sont situĂ©es dans votre rĂ©gion).

On insiste sur l’importance de rester maütre des conditions contractuelles. 

Le freelance n’est pas un sous-traitant qui travaille à la cave et que l’on va payer au lance-pierre ! 

Il n’y a d’ailleurs aucune raison de travailler dans l’ombre, en mode “sous-marin”. 

Si un partenaire choisit un freelance, c’est pour ses compĂ©tences et il doit ĂȘtre fier de son choix auprĂšs du client final !

Il existe plusieurs maniĂšres de conclure des partenariats qui deviennent trĂšs rentables et oĂč toutes les parties sont au final gagnantes.

Puis, une fois que vous ĂȘtes sorti de votre zone de fragilitĂ© financiĂšre, vous pourrez alors commencer Ă  “chasser” des clients en direct.

Là aussi, il faut connaütre exactement le type d’interlocuteur que vous souhaitez cibler.

Mais grĂące au travail de recherche effectuĂ©e en amont et de la connaissance que vous avez acquise sur votre “client idĂ©al”, tout devient beaucoup plus facile.

Il existe plusieurs maniùres d’aborder des clients potentiels.

Un des piliers de notre mĂ©thode, c’est que la valeur que nous amenons n’est jamais optionnelle. 

Et cela doit dĂ©jĂ  ĂȘtre le cas dans la phase commerciale, en avant-vente.

Parmi ce que nous enseignons Ă  nos Ă©lĂšves Ă  travers de nombreux cas d’étude complets et prĂ©cis, nous leur recommandons de toujours effectuer une rapide analyse de la prĂ©sence web de leur cible, afin de pouvoir amener des pistes d’amĂ©lioration (lors du tout premier contact).

On explique qu’il n’y a pas besoin d’y passer beaucoup de temps, bien au contraire, mais que ce qui va compter, c’est l’impact que l’on pourra avoir d’entrĂ©e de jeu.

Défi n°2 des indépendants : prouver sa valeur au client

Un dĂ©fi classique qui est exprimĂ© comme le dĂ©fi principal d’un freelance sur dix.

Essayons d’en comprendre les causes. J’en vois trois.

Le syndrome de l’imposteur

C’est gĂ©nĂ©ralement le handicap le plus rĂ©pandu chez les freelances qui dĂ©butent.

Il y a cette crainte naturelle, que nous connaissons tous Ă  des moments diffĂ©rents de notre vie, de ne pas ĂȘtre Ă  la hauteur lorsqu’on commence quelque chose de nouveau.

Et c’est presque toujours le cas si l’on n’a pas une mĂ©thode de travail.

Mais une fois que l’on a acquis cette mĂ©thode et que l’on constate qu’elle fonctionne quasiment Ă  tous les coups, alors nos craintes se dissipent et on entre enfin dans la zone de confiance qui est nĂ©cessaire pour convaincre.

Nous avons constaté que certains élÚves travaillaient sans aucune méthode.

C’est-Ă -dire qu’avec chaque client ils rĂ©inventent la roue, ils fonctionnent au “feeling”.

Aussi, l’obtention des rĂ©sultats pour leurs clients tient plus du jeu de la roulette qu’autre chose.

Or, sans résultats rapides et significatifs, les clients partiront. En toute logique.

Mais une fois la mĂ©thode intĂ©grĂ©e et appliquĂ©e avec discipline, les doutes s’envolent, et avec eux les rĂ©sultats des clients.

Et du coup vous avez des clients loyaux !

Travailler avec les mauvais clients

C’est le problĂšme que nous avons le plus souvent constatĂ©.

Bien des freelances finissent par accepter tout et n’importe quoi, par manque de mĂ©thode et de rigueur. 

Et certainement parce qu’ils n’ont pas appris à dire “non”.

Il y a par exemple des clients que l’on pourrait qualifier de peu “matures” pour le marketing numĂ©rique.

Au final, ceux-ci ne comprennent rien ou presque à ce que l’on fait.

Et le freelance se retrouve Ă  devoir, durant des heures, Ă©duquer son client (Ă  chaque appel en fait).

Des heures non facturées, évidemment.

La relation peut ainsi vite devenir toxique puisque, ne comprenant pas votre valeur, le client va aussi mettre doute en votre travail.

Une trÚs mauvaise spirale, négative.

La solution : savoir choisir ses clients.

Croyez-moi, le marchĂ© du marketing numĂ©rique, l’offre et la demande, est actuellement Ă  notre avantage (et encore pour un moment)!

Des freelances compétents et qui travaillant avec méthode, il y en a moins que des entreprises qui aspirent à de la croissance avec les outils du numérique. 

A la vérité, elles ont en toutes besoin. 

Aussi, il n’y a aucune raison d’accepter tout ce qui arrive, tous les mandats qui se prĂ©sentent Ă  vous. 

Mais comment peut-on définir un bon client? 

Imaginez un point “gagnant-gagnant” qui serait situĂ© Ă  l’intersection de deux axes: le premier montre la valeur que vous apportez Ă  votre client et le second la rentabilitĂ© que vous pouvez en tirer.

Parfois, il est aussi prĂ©fĂ©rable de fuir certaines personnalitĂ©s. Des clients qu’on pourrait qualifier de “toxiques” et qui sont en fin de compte rarement rentables. 

Vous en connaissez ?

C’est le genre de chose qu’on apprend d’habitude avec beaucoup de peine, en se cassant les dents avec quelques “mauvais clients” qui s’avĂšrent peu rentables, jamais satisfaits, de mauvaise foi, chronophages, dĂ©sagrĂ©ables, etc. 

Mais il est aussi possible d’apprendre et d’acquĂ©rir les bons rĂ©flexes pour crĂ©er des relations “gagnant-gagnant” dans tous les cas.

Ne pas savoir donner les bonnes attentes

Un autre problĂšme classique chez le freelance: ne pas savoir donner les bonnes attentes.

Il faut comprendre qu’un client Ă  qui l’on ne donne pas les bonnes attentes est un client qui va se crĂ©er ses propres attentes par rapport Ă  vous et Ă  votre travail.

Permettez-moi de vous dire que lorsque cela arrive, c’est toujours Ă  votre dĂ©savantage.

C’est ainsi qu’un client vous appellera le lendemain de la signature du contrat pour vous dire qu’il ne comprend pas pourquoi les rĂ©sultats n’ont pas encore doublĂ©.

“Pfiou ! Quel chieur ce client”, pensez-vous.

ERREUR : le client n’y est pour rien, c’est votre erreur.

Cadrer la relation client ET donner les bonnes attentes (dÚs le départ et tout au long) est primordial pour entretenir une saine relation.

VoilĂ  une puissante rĂ©vĂ©lation pour de nombreux Ă©lĂšves (certains parlent d’un Ă©lectrochoc) .

Au final cela leur semble pourtant évident, aprÚs avoir découvert une méthode et plusieurs cas clients.

Mais si personne ne vous l’a dit ou jamais montrĂ©, ça s’avĂšre plutĂŽt contre-intuitif.

Ok, on veut juste ĂȘtre gentil. Mais on peut ĂȘtre capable d’empathie et ne pas manquer d’apporter un cadre Ă  la relation.

Finalement, c’est un peu comme avec ses enfants 😉

Défi n°3 des indépendants : trouver les bons clients 

C’est le challenge principal pour 9% des freelances interrogĂ©s.

Je pense qu’avec ce qui a Ă©tĂ© expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, vous l’aurez dĂ©jĂ  compris.

Pour trouver les bons clients, il faut dĂ©jĂ  avoir compris ce qu’est un bon client pour son activitĂ© indĂ©pendante.

Au niveau de sa typologie (son industrie, sa zone géographique, ses propres clients, etc.)

Je vous ai expliquĂ© plus la notion du “bon client” ou “client idĂ©al”.

C’est vraiment important de le dĂ©finir avant mĂȘme de rechercher des clients. C’est juste la base!

C’est capital pour assurer votre croissance, vous apporter l’oxygĂšne nĂ©cessaire!

La plupart des indĂ©pendants acceptent hĂ©las tous les mandats qui se prĂ©sentent Ă  eux, trop inquiets de ne peut-ĂȘtre pas trouver autre chose Ă  manger


Au final, ils se retrouvent avec des clients qui leur apportent plus de frustration qu’autre chose, et leur font regretter chaque jour un peu plus de s’ĂȘtre mis Ă  leur compte.

Profitons-en pour dĂ©velopper briĂšvement la notion de “bon client”.

Un bon client est à la croisée de plusieurs chemins : 

  • Vous lui amenez une valeur inestimable pour son business ;
  • Il a un potentiel de progression important ;
  • Ce sera rentable pour lui (et il vous en demandera plus !) ;
  • Ce sera rentable pour vous (et vous pourrez chercher plus de rĂ©sultats).

Maintenant, laissez-moi lùcher une bombe : 

C’est quelque chose que vous devez impĂ©rativement Ă©valuer AVANT d’envoyer une offre.

Car si le client potentiel ne répond pas à vos critÚres, à quoi bon passer du temps à lui faire une offre ?

Encore l’un des points chocs de notre formation laccelerateur.io.

Je sais ce que vous vous dites.

Comment peut-on Ă©valuer cela avant ?

Et bien il suffit de procéder par des analyses méthodiques des 4 points cités précédemment, tout simplement. 

(Eh oui, il y a une méthode pour tout !)

Défi n°4 des indépendants : trop de clients 

Le plus gros challenge pour 7% des freelances interrogés.

Celui-ci est également intéressant.

Mais comment peut-on se retrouver dans la situation d’avoir trop de clients, si c’est nous qui dĂ©cidons avec qui nous voulons travailler?

Je ne vois qu’une explication logique (je triche un peu, je le sais de nos Ă©lĂšves)

Un freelance va prendre trop de clients lorsqu’il ne gagne pas assez par client.

Mais si chaque client lui rapporte deux fois plus, alors il peut choisir d’en avoir deux fois moins.

Les maths ne mentent pas.

Autrement dit, les freelances qui ont trop de clients sont des freelances qui ne se vendent pas assez cher, qui ne sont pas assez bien organisĂ©s, ils n’utilisent pas les bons outils et qui travaillent souvent sans aucune mĂ©thode (et qui se perdent dans des tĂąches qui ne sont pas pertinentes).

Résoudre cette problématique est au coeur de notre enseignement.

Commencer par augmenter vos tarifs

Comment parvient-on donc Ă  se vendre plus cher ?

LĂ  encore, il faut l’aborder dans une dĂ©marche globale avec plusieurs rĂ©ponses possibles.

La premiÚre possibilité consiste à augmenter ses tarifs.

Car dĂšs que vous aurez une mĂ©thode Ă©prouvĂ©e, avec des rĂ©sultats Ă  la clĂ©, vous aurez alors rĂ©ussi Ă  surpasser ce fameux syndrome de l’imposteur et vous oserez enfin vous vendre Ă  votre juste prix.

Or, c’est justement ce syndrome de l’imposteur associĂ© Ă  votre incapacitĂ© Ă  prĂ©senter des rĂ©sultats concrets qui vous empĂȘchent de vous vendre plus cher.

La premiĂšre raison, c’est parce que vous manquez de confiance en vous, vos clients paient pour de la valeur que vous lui gĂ©nĂ©rez et non pour les heures que vous passez dans la mine. 

Le modĂšle de facturation horaire a fait son temps, mais sauf exception “vendre des heures” ne devrait plus ĂȘtre le modĂšle d’affaire du freelance.

En tout cas pour celui qui recherche la croissance.

Ainsi, il est essentiel de parvenir Ă  dĂ©tacher sa rĂ©munĂ©ration du nombre d’heures travaillĂ©es!

C’est au coeur de la mĂ©thode que nous enseignons avec Blaise.

On appelle cela la rĂ©munĂ©ration “aux rĂ©sultats” ou encore “la rĂ©munĂ©ration Ă  la performance”.

Cela peut ĂȘtre intimidant Ă  bien des Ă©gards et je connais bien les objections les plus courantes : 

  • Nous prenons un risque, car si nous ne parvenons pas Ă  ĂȘtre assez performants alors nous ne gagnerons pas notre vie ;
  • On ne peut pas tout maĂźtriser, que se passe-t-il par exemple si le site du client est dĂ©faillant ou s’il n’est pas assez efficace (commercialement) ? 

A propos du 1er point, si vous avez acquis une méthode qui fonctionne presque à tous les coups ET si vous avez réalisé une bonne évaluation de départ, alors vous obtiendrez de la performance.

Concernant le 2ùme point, c’est la raison pour laquelle nous enseignons ce que nous appelons “l’approche transverse”.

Une approche oĂč l’on crĂ©e nous-mĂȘmes la page de vente, oĂč l’on maĂźtrise le tracking et oĂč l’on gĂšre les campagnes (quelle que soit la plateforme).

Ainsi, vous maitrisez tout, et de bout en bout (ou presque).

Il est ainsi possible de réduire les imprévus quasiment à néant.

Evidemment, nous enseignons comment mettre en place les mécanismes de tracking et comment rédiger des pages de vente qui cartonnent (nous apportons en tout cas les bases solides).

Défi n°5 des indépendants : donner les bonnes attentes

C’est le plus gros challenge pour 7% des freelances interrogĂ©s.

Donner les bonnes attentes signifie ĂȘtre rigoureux et assurer une bonne communication avec votre client.

  • Comment dĂ©finit-il le succĂšs (que vous devrez ĂȘtre en mesure de mesurer) ?
  • Comment dĂ©finit-il lui mĂȘme un bon client ? (qualification des leads)
  • Comment allez-vous communiquer avec ce client ? (frĂ©quence, canaux)
  • Quel est son budget ?
  • Quels sont votre plan d’action et les Ă©tapes clĂ©s ?

En communiquant ces éléments au client dÚs le départ, vous posez un cadre et vous vous montrez méthodique.

Cela devrait aussi ĂȘtre mentionnĂ© sur votre offre.

Qui sera validée et signée par votre client (une offre qui devient alors contractuelle).

Ici encore, nous apportons de la méthode et de nombreux exemples de gestion de la relation client sont démontrés dans laccelerateur.io.

Défi n°6 des indépendants : obtenir des résultats

Voilà le plus gros challenge pour un peu plus de 5% des freelances interrogés.

Obtenir des résultats pour ses clients passe par une méthode rigoureuse.

  • Une mĂ©thode pour crĂ©er et gĂ©rer des campagnes d’acquisition de clientĂšle ;
  • Une mĂ©thode de monitoring des comptes publicitaires de ses clients ;
  • Une mĂ©thode pour crĂ©er des pages qui VENDENT vraiment ;
  • Une mĂ©thode pour tracker toutes les interactions importantes sur un site web (via Google Tag Manager).

La somme de ces méthodes est une méthode en soi, et elle fonctionne à tous les coups (ou presque). 

C’est la clĂ© pour apporter les plus hauts rĂ©sultats Ă  ses clients ET en mĂȘme temps travailler de la maniĂšre la plus rentable possible.

Il peut cependant arriver qu’elle ne fonctionne en apparence pas en raison de la difficultĂ© d’attribuer correctement le succĂšs.

(l’attribution des conversions est un point que nous traitons en profondeur dans la formation)

Il faut ĂȘtre capable de “dĂ©mĂȘler le sac de noeuds” pour dĂ©montrer Ă  son client que la maniĂšre dont il voit les rĂ©sultats n’est peut-ĂȘtre pas la bonne et que la valeur crĂ©Ă©e est bien lĂ  (par exemple lorsqu’on regarde la Valeur Vie Client qui est gĂ©nĂ©rĂ©e).

Il se peut aussi que l’offre du client n’intĂ©resse pas son marchĂ©, dans ce cas nous ne sommes pas des magiciens, mais par contre vous avons certainement des choses intĂ©ressantes Ă  lui remonter via les donnĂ©es des campagnes.

Avec de la mĂ©thode et de l’expĂ©rience, vous serez en mesure de dĂ©tecter dĂšs le dĂ©part si une offre a peu de chance de rencontrer le succĂšs sur son marchĂ©.

Vous déciderez alors en toute conscience de refuser un tel client.

Ou de l’accepter, mais en replaçant les risques de son cĂŽtĂ© (Ă  prendre ou Ă  laisser).

Défi n°15 des indépendants : fixer ses prix

Le plus gros challenge pour 2% des freelances interrogés.

Je place celui-ci plus haut que prĂ©vu parce qu’il est particuliĂšrement important.

Et je pense qu’il largement sous-Ă©valuĂ©.

Fixer ses tarifs correctement, c’est vraiment primordial car avec des tarifs justes, vous ne devriez plus avoir besoin de travailler à temps plein.

Vous pourriez décider de travailler à mi-temps si cela vous chante, et en vivre trÚs correctement.

Si vous faites le choix de travailler Ă  plein temps, vous aurez certainement des capacitĂ©s d’investissement (dans d’autres business).

Mais cela reste le choix de chacun.

Il y a aussi une dimension psychologique dans le prix que vous fixez.

Trop bas, vous ne seriez mĂȘme pas crĂ©dible sur le marchĂ©.

Trop Ă©levĂ©, on vous considĂ©rera comme un produit de luxe (et donc dispensable si vous ne parvenez pas Ă  “vendre votre prix”) 

Avec Blaise, nous avons dĂ©veloppĂ© la mĂ©thode du “taux rĂ©el” et c’est l’un des concepts les plus importants de laccelerateur.io.

Vous devez savoir combien vous gagnez  par client et pour chaque heure travaillĂ©e (quels que soient l’activitĂ© ou le travail effectuĂ© pour un client).

En fait, connaĂźtre votre rentabilitĂ© avec chaque client ne devrait jamais ĂȘtre une option.

Et c’est clĂ©: elle doit ĂȘtre prĂ©vue dĂšs le dĂ©part.

Puis consignée durant toute la durée de collaboration avec un client. 

Là aussi, il y a une méthode, des subtilités et quelques nuances à considérer.

Mais en voilà le principe dans les grandes lignes. 

D’ailleurs, c’est la mĂȘme chose pour votre client, et depuis toujours!

Si travailler avec vous n’est pas rentable, il vous remerciera.

C’est la dĂ©finition mĂȘme d’un bon client: un client est rentable pour vous, alors qu’en mĂȘme temps vous lui fournissez un service rentable pour lui.

Défis n°7 et 8 des indépendants : challenges techniques opérationnels (et comment rester à jour)

Le plus gros challenge pour respectivement 5% et 3,5% des freelances interrogés.

Je fais le choix de traiter ces deux-là ensemble car ils me semblent étroitement liés.

C’était aussi une demande de nos Ă©lĂšves. 

Nous avons fait le choix de ne pas créer un module spécifique à ce sujet. Mais les groupes Whatsapp ont permis de partager quelques ouvrages et sites incontournables.

Je partage volontiers quelques ressources avec vous.

Livres : 

  • La prodigieuse machine Ă  vendre (Chet Holmes) ;
  • Comment se faire des amis (Dale Carnegie) ;
  • Essentialisme (Greg McKeown) ;
  • 21 façons de tirer tout ce que vous pouvez de tout ce que vous avez (Jay Abraham).

Sites web : 

La liste est Ă©videmment loin d’ĂȘtre exhaustive.

Mais cela me semble ĂȘtre un (trĂšs) bon dĂ©but.

Ces références sont excellentes pour se maintenir à niveau et développer sa culture business (notamment les livres).

Mais à mon avis, rien ne vaut l’achat d’une bonne formation. 

Personnellement, j’en suis un grand consommateur. 

Pour me tenir Ă  jour et Ă©galement pour me confronter Ă  d’autres idĂ©es, Ă  d’autres mĂ©thodes.

Rien de tel donc que des formations en ligne pour monter rapidement en compétence, avec un retour sur investissement qui est presque toujours assuré avec notamment ces formations que je suis réguliÚrement:

En tout, j’avoue disposer d’un budget pour les formations de 10’000€ par annĂ©e. 

Et sincÚrement, si je pouvais dépenser plus, je le ferais sans hésiter.

Mais je me trouve aujourd’hui limitĂ© par le nombre de (bonnes) formations sur le marchĂ© qui sont susceptibles de m’intĂ©resser et de m’apporter encore quelque chose (sans vouloir ĂȘtre prĂ©tentieux).

Aprùs c’est un choix. 

Soit vous avez la patience d’accumuler suffisamment d’expĂ©rience par vous mĂȘme, ou soit vous optez pour un raccourci payant et profitez de celle des autres. 

Défis n° 9 et 10 des indépendants : trouver des partenaires / je suis trop petit pour des gros projets

Le plus gros challenge pour 4% des freelances interrogés.

Je les traite ensemble, car ces deux réponses sont intimement liées à mon sens.

On cherche souvent des partenaires pour prendre plus de projets et/ou prendre des projets plus gros.

Mais il peut Ă©videmment y avoir plein d’autres raisons.

Cela Ă©tant, c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous avons crĂ©Ă© la marque Blaise & Bruno.

C’est un fait: Ă  deux nous sommes plus crĂ©dibles et nous parvenons Ă  dĂ©crocher des mandats plus importants que si nous fonctionnons chacun de notre cĂŽtĂ©. 

Nous profitons d’une somme de compĂ©tences qui sont complĂ©mentaires, et d’un temps multipliĂ© par deux.

Vous avez peut-ĂȘtre aussi entendu parler de cette nouvelle tendance : le collectif de freelance. 

Cela rĂ©pond au mĂȘme besoin.

VoilĂ  un autre moyen intelligent pour trouver de nouveaux clients, oĂč chaque freelance du collectif devient une porte d’entrĂ©e pour de nouveaux clients, avec une rĂ©partition des mandats selon la capacitĂ© et les compĂ©tences de chacun.

DĂ©fis n° 11 et 16 des indĂ©pendants : trouver la bonne organisation / trouver l’équilibre entre vie privĂ©e et vie personnelle

Le plus gros challenge pour 3,5% des freelances interrogés.

Je les traite ensemble, car encore une fois ils sont trÚs liés.

On touche là aussi à des notions abordées précédemment.

Trouver la bonne organisation est étroitement lié à votre méthode de travail (qui amÚne non seulement des résultats, MAIS AUSSI un gain de productivité énorme).

Trouver la bonne organisation permet de facturer suffisamment cher pour ne pas avoir besoin de trop de clients (ce qui entraĂźne forcĂ©ment des problĂšmes d’organisation).

C’est la clĂ© pour parvenir Ă  un Ă©quilibre entre vie professionnelle et vie privĂ©e.

Si vous n’avez pas trop de clients, alors en toute logique vous avez du temps.

Plusieurs de nos Ă©lĂšves font le choix de bosser Ă  mi-temps (voire moins pour certains).

Depuis la formation ils ont fortement augmentĂ© leurs tarifs, certains ont mĂȘme doublĂ© leur chiffre d’affaires avec leurs clients actuels.

Plus votre taux horaire est élevé, plus vous gagnez potentiellement du temps.

C’est Ă©crit nulle part que le job doit ĂȘtre la chose dans laquelle vous passez le plus de temps dans votre vie! 

Du moment que vous vous assurez des revenus confortables ou suffisants.

C’est votre vie, ce sont vos choix.

On croit (et on nous fait croire) que ce n’est pas possible autrement que de se “sacrifier au travail”.

C’est juste une croyance, un hĂ©ritage culturel.

Amenez beaucoup de valeur, soyez trÚs compétent, ayez la bonne méthode de travail.

Indexez vos revenus sur la performance des résultats que vous obtenez.

De cette maniĂšre, vous reprendrez en main votre destin, et peut-ĂȘtre mĂȘme pour la premiĂšre fois de votre vie! 

Défis n° 12 des indépendants: la peur de perdre des clients

Le principal challenge pour 2% des freelances interrogés.

Si l’on remet les choses en perspective (selon les retours de certains Ă©lĂšves), ce point est d’abord liĂ© Ă  un manque de clients. 

Ainsi la perte d’un seul client peut signifier que l’on ne parviendra peut-ĂȘtre pas Ă  joindre les deux bouts Ă  la fin du mois.

Cela nous renvoie au début de cet article, lorsque nous évoquions le défi de trouver de nouveaux clients.

Lorsque vous aurez compris (et intĂ©grĂ©) la mĂ©canique permettant d’acquĂ©rir plus ou moins facilement des clients, cette peur s’estompera tout naturellement.

Défi n°14 des indépendants : optimiser le portefeuille client

Le principal challenge pour 2% des freelances interrogés.

Ces notions ont déjà été abordées précédemment.

C’est l’un des thĂšmes forts de laccelerateur.io qui vous apporte de la mĂ©thode dans votre travail.

Cela dépend du stade dans laquelle se situe votre carriÚre de freelance.

Car il faut d’abord trouver des clients.

Ensuite, optimiser le portefeuille client en identifiant, au fil du temps identifier quels sont vos meilleurs clients.

Le processus d’optimisation s’avùre simple et suit une logique implacable.

Au fur et à mesure, vous vous séparez des clients les moins rentables pour les remplacer par des clients plus rentables.

Puis, par paliers successifs, vous augmentez le seuil pour lequel vous estimez qu’un client est rentable.

Tout n’est que mesure des rĂ©sultats selon des objectifs initialement dĂ©finis, en suivant une organisation rigoureuse! 

En bref, de la méthode.

Conclusion

J’espĂšre que vous avez apprĂ©ciĂ© le compte rendu de cette modeste Ă©tude, mon analyse et les quelques conseils partagĂ©s.

Je crois que vous avez dans ce billet des éléments de base pour réussir votre carriÚre de freelance.

Je vous donne là les idées directrices pour y arriver, mais bien sûr ensuite ce sera à vous de jouer!

Laccelerateur.io vous apprendra ces techniques dans le détail (avec forcément quelques bottes secrÚtes !)

La diffĂ©rence c’est que vous serez accompagnĂ©s tout du long par Blaise et moi-mĂȘme.

Et que nous avons prĂ©parĂ© une quarantaine d’heures de formation en vidĂ©o.

Nous prévoyons des interactions quotidiennes via un groupe exclusif sur Whatsapp.

Des vidĂ©os one-to-one avec des questions / rĂ©ponses hebdomadaires. Et Ă©galement des visioconfĂ©rences pour ceux qui auront choisi la formule “coaching”.

Pour chaque module, vous aurez une méthode à suivre pas à pas, des templates et accÚs à de nombreux cas clients (anonymisés).

Si vous ĂȘtes intĂ©ressĂ©es par cette formation, vous avez jusqu’au 6 septembre minuit pour vous inscrire. 

Sinon, profitez bien des quelques conseils que je vous donne ici et je vous souhaite une bonne reprise!

Et bien sĂ»r, n’hĂ©sitez pas Ă  me contacter si vous avez des questions 🙂

Article Ă©crit en collaboration avec L’accelerateur.




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